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Projet juridique d'un nouveau système de classement musical


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Bonjour à tous,

 

M’intéressant aux problématiques bien connues ici de la mesure « objective » du succès musical en termes d’équivalents-ventes, j’ai fini par produire (avec l’aide de l’IA Copilot) un nouveau système sous forme de textes juridiques prêts à l’emploi, instaurant un classement national public de la consommation musicale des personnes physiques fondé sur la valeur économique générée par les œuvres.

 

Contrairement au système actuel régi par les seuls acteurs privés et fondé pour la musique en ligne sur le « stream », dont le caractère largement manipulable et vulnérable à la fraude n’est plus à démontrer, ce nouveau classement se fonde directement et exclusivement sur des données économiques et financières vérifiables :

– le prix hors taxes payé pour les abonnements aux plateformes de musique en ligne, la part de chaque œuvre étant déterminée au prorata de son temps d’écoute ;

– le prix hors taxes des supports physiques payé par le public.

 

Il offre ainsi une alternative nettement plus crédible, robuste et utile aux classements du SNEP et de ses certifications « disque d’or, de platine et de diamant ». Ce dispositif permet aussi la comparaison directe et sur une échelle de temps long des performances des singles et albums en fonction de leur date d’anniversaire. 

 

Le document complet de 16 pages (exposé des motifs, projet de loi et projet de décret en Conseil d’Etat) est disponible en fichier pdf sous : 

https://drive.google.com/file/d/19dvXvkGUurrHE0Y9fKNUPp46b64R2J-U/view?usp=sharing

 

Après les chaleurs caniculaires de ces derniers jours, il est inutile de vous faire du jus de cerveau sur ces textes quant à d’éventuelles failles sur le plan juridique ou de l’opérationnalité technique du dispositif crée (mais libre à vous d’essayer d’en trouver).

 

Bien sûr, il n'en est pas moins utopique de croire qu’un tel système se concrétisera un jour mais ça ne fait jamais de mal de rêver et en tout cas si cela peut animer ce forum avec vos avis d'expert dessus, c’est déjà beaucoup ! 🙂

Edited by MuroSpirit
mise à jour du lien (document mis à jour en v1.1)
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Il y a 22 heures, JuliaRoberts a dit :

Pour commencer, faire relever ça de la Loi me semble complètement utopique, voire même hors de propos. 

Merci pour ce premier retour. Je suis tout à fait d’accord que la probabilité d’adoption de ce projet de loi relève de l'utopie dans la mesure où certains acteurs privés (puissants) du secteur ont certainement davantage intérêt à maintenir le système actuel que de soutenir celui proposé, mais ce n’est pas du tout à mon sens « hors de propos ». La loi intervient en effet déjà dans les classements culturels et les données de consommation, en régissant les audiences TV (CSA/ARCOM), les audiences radio, les statistiques de diffusion (quotas, obligations de transparence), les classements littéraires (loi Lang : prix, ventes, référencement), les classements cinématographiques (CNC, agréments, décomptes officiels).

Il n’y a pas de raison de principe à ce que le secteur de la musique enregistrée et notamment sa distribution numérique en ligne qui est prédominante depuis longtemps, soit le seul domaine culturel et numérique qui échappe à un encadrement par loi. Le dispositif proposé contribue pleinement à des missions régaliennes d’intérêt général, en ce qu’il permet de mesurer la consommation culturelle réelle en la matière, de lutter efficacement les manipulations et la fraude faussant la perception du public et altérant ses comportements (playlists artificielles, bots, farms et achat de streams), de fiabiliser et simplifier au passage la répartition des droits d’auteurs, d’artiste-interprètes et des producteurs ainsi que de protéger notamment les artistes et producteurs indépendants en réduisant déjà fortement les asymétries d’informations.

L’objectif de ce projet de loi n’est pas en soi de créer un classement pour remplacer celui du SNEP (même si dans le cadre de mon post sur ce forum « Les Tops en France - les classements des ventes de disques en France » j’ai axé sur l'aspect classement et ses certifications) mais de fixer un cadre de régularisation transparent sur ce secteur dont ce classement public national en est l’outil principal. En tout cas, cela m’a paru mériter l’ouverture d’un post de discussion sur ce forum dédié aux charts musicaux.

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Il faudrait plutôt se pencher sérieusement sur le problème de la faible rémunération des streams, généraliser l’User Centric et ne prendre en compte que les titres écoutés au minimum 2mn 30. En bref arrêter de piller les artistes. 

 

 

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Il y a 2 heures, causette a dit :

Il faudrait plutôt se pencher sérieusement sur le problème de la faible rémunération des streams, généraliser l’User Centric et ne prendre en compte que les titres écoutés au minimum 2mn 30. En bref arrêter de piller les artistes. 

 

 

Certes il s’agit là d’un sujet légitime et central mais, en pratique, le législateur ne peut ni fixer une rémunération minimale des streams opérés par des services numériques transfrontaliers, ni leur imposer un modèle économique unique de répartition interne (User Centric), ni définir une durée minimale d’écoute. Relevant de la négociation contractuelle entre plateformes et ayants droit, de telles mesures seraient contraires au droit européen (entrave au marché intérieur, distorsion de concurrence et violation du principe de libre prestation de services).

En revanche, la loi française peut parfaitement établir un classement national public qui protège davantage les artistes en rendant les données transparentes, vérifiables et opposables réduisant de ce fait les asymétries d’information entre artistes et producteurs, il permet de rééquilibrer le rapport de force, y compris indirectement dans le domaine de leur rémunération. Ainsi avec ce projet de loi, un artiste y compris émergent pourra par exemple constater et faire valoir, de manière incontestable, qu’il n’a touché de son producteur/label qu'un pourcentage réel ridicule de la valeur économique HT générée par l’ensemble de ses singles (streaming + ventes physiques) sur une période donnée.

 

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il y a une heure, MuroSpirit a dit :

Ainsi avec ce projet de loi, un artiste y compris émergent pourra par exemple constater et faire valoir, de manière incontestable, qu’il n’a touché de son producteur/label qu'un pourcentage réel ridicule de la valeur économique HT générée par l’ensemble de ses singles (streaming + ventes physiques) sur une période donnée.

Ça c’est lors d’une négociation de contrat avec un label. Je  parle uniquement de la rémunération d’un stream par les plateformes qui est honteusement basse pour tous les artistes. C’est le principal problème et pas réellement le classement SNEP. 

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  • 5 weeks later...

L'écoute incomplète d'un morceau musical devrait être rémunéré, en revanche ce sont les classements musicaux qui ne devraient surtout pas la compter. Le moins que l'on puisse faire lorsqu'on attache une importance folle au streaming pour montrer l'intérêt que peut susciter un titre et son artiste est de comptabiliser les oeuvres s'écoutant en entier. Lorsque les gens partent d'une salle avant la fin d'une projection ou d'une pièce de théâtre, ce type de comportement va à l'encontre de l'artiste car cela signifie que le spectateur ou l'auditeur n'aime pas ce qu'il voit ou écoute. La rémunération se doit d'être maintenue pour aider les artistes qui ont fourni un effort pour parvenir à un résultat, aussi pourri qu'il puisse être perçu. Au public d'en juger et donc l'appréciation (transformée en unité d'engouement) ne se fait et ne se compte que si l'oeuvre est respectée au minimum.

L'IA doit disparaître des plateformes et par conséquent des charts sans pour autant être interdite. Et pour cela, rien de plus simple : aucune rémunération ne devrait être tolérée. Les plateformes stream et digital sales auraient l'obligation de les proposer à titre entièrement gratuit, permettant notamment la réutilisation libre et gratuite. Histoire de récompenser les artistes faisant le plus d'efforts et laissant les musiques artificielles s'autodétruire toutes seules car non rentables par essence. Pour contrôler le degré d'IA d'une œuvre, il suffirait de demander aux artistes de remplir une case d'adresse de studio d'enregistrement. Si inexistante ou fausse : IA, si existante et validée par le studio : humain. La fraude des bots reste indécelable, c'est la raison pour laquelle je mets toute cette partie streaming aux oubliettes et sans scrupule, tout du moins pour compter ça dans les charts de ventes. À la limite, je préfèrerais intégrer du Shazam dans mes charts car seuls les appareils physiques sont utilisés pour récupérer les sons. De plus, les gens qui scannent la musique qu'ils écoutent prouvent un intérêt bien plus fort que le streaming. Ils cherchent à mettre un nom à des morceaux qu'ils écoutent pour pouvoir les réécouter ensuite. La preuve est directe, sans équivoque.

Passer par une proposition de loi pour les charts musicaux quand on ne fait pas partie d'un gouvernement est en effet très utopique mais cela permet d'appréhender mentalement tout ce qui peut clocher dans les tops officiels actuels afin de les corriger. Le boulot est titanesque dans le sens où la quasi totalité des méthodologies existantes en officiel sont complètement à l'ouest de la réalité même en terme d'étymologie. Un top single renvoie des singles et pas des tracks ou des songs. Si on veut un top de morceaux musicaux, on lui donne le nom approprié. Ça c'est la base mais déjà ça n'est toujours pas compris par les "professionnels" qui agissent en très mauvais amateurs.

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Le 04/08/2026 à 16:11, djcharly a dit :

L'écoute incomplète d'un morceau musical devrait être rémunéré, en revanche ce sont les classements musicaux qui ne devraient surtout pas la compter. 

Oui finalement, c’est un peu sévère de souhaiter que l’écoute incomplète d’un titre ne soit pas rémunérée . En fait ce qui me gêne surtout, ce sont les playlists qui jouent les titres automatiquement, ça gonfle artificiellement les streams d’artistes qui t’intéressent pas du tout. C’est considerable l’impact de ces playlists, or le temps que tu réagisses, les  30 s necessaires se sont écoulées. 

Sinon oui, il faut débusquer l’IA mais aujourd'hui,  beaucoup de musiciens réalisent leurs titres dans leur propre studio donc compliqué. Et puis, parmi les ”vrais” artistes se cachent beaucoup de ”faux” artistes qui utilisent Suno. En fait, en écoutant la variété actuelle, je pense qu’elle est faite par  Suno non ? 

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Il y a 3 heures, causette a dit :

Sinon oui, il faut débusquer l’IA mais aujourd'hui,  beaucoup de musiciens réalisent leurs titres dans leur propre studio donc compliqué. Et puis, parmi les ”vrais” artistes se cachent beaucoup de ”faux” artistes qui utilisent Suno. En fait, en écoutant la variété actuelle, je pense qu’elle est faite par  Suno non ? 

 

Je ne suis pas allé jusqu'au bout de l'idée et de sa concrétisation mais j'y ai réfléchi par la suite. En fait, il faudrait "obliger" tous les artistes à enregistrer en studio dès lors qu'ils souhaitent vivre de leurs créations. Je comprends que ça demande pas mal d'investissement mais ça permettrait de valider leur travail. Pour les moins riches d'entre eux, sous loyer low-cost, ils pourraient amener leur propre matos portatif pour ne pas avoir à payer de frais exorbitants liés à toute la technologie pro mise à disposition. Il y aurait un contrôle effectué in situ par un pro de l'enregistrement pour éviter les dérives. Ce contrôle permettrait d'affirmer qu'un morceau a bien été imaginé puis orchestré par le ou les auteurs et musiciens et non par une machine lisant un petit prompt.

Je ne saurais dire comment ça se passe en ce moment pour les nouveaux artistes, avec Suno ou non car ça fait un bon moment que je ne rentre plus dans les coulisses du showbiz, mais il faut coûte que coûte re-crédibiliser la démarche artistique dans son ensemble. On y gagnerait en qualité et créativité, obligeant les artistes à se surpasser en quelque sorte. C'était d'ailleurs le cas bien avant que tous ces artifices "faciles" ne viennent tout bousiller.

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Quand j’avançais que la variété actuelle était créée par Suno , c’était sarcastique 😅

Il y a 10 heures, djcharly a dit :

fait, il faudrait "obliger" tous les artistes à enregistrer en studio dès lors qu'ils souhaitent vivre de leurs créations. Je comprends que ça demande pas mal d'investissement mais ça permettrait de valider leur travail. Pour les moins riches d'entre eux, sous loyer low-cost, ils pourraient amener leur propre matos portatif pour ne pas avoir à payer de frais exorbitants liés à toute la technologie pro mise à disposition. Il y aurait un contrôle effectué in situ par un pro de l'enregistrement pour éviter les dérives. Ce contrôle permettrait d'affirmer qu'un morceau a bien été imaginé puis orchestré par le ou les auteurs et musiciens et non par une machine lisant un petit prompt.

C’est utopiste, tu peux pas empêcher les gens de s’enregistrer chez eux et mettre leurs titres en ligne. Faire valider ça par un pro de l’enregistrement ne rendra pas la qualité meilleure. Ça ne ferait qu’engraisser des pseudos ingés son trop contents de voir débouler tous les prétendants artistes quémendant un tampon ”fait maison”. Et resterait à définir qui est réellement ”pro de l’enregistrement”, le petit jeune qui sort de l’école ou celui détenant x grammy ? 

Et puis,  bon nombre de musiciens dans le monde et depuis peu quelques uns en France produisent chez eux allant même jusqu’au mixage même si un excellent ingé son est un plus mais  coûteux. Vu ce que rapportent les streams, c’est devenu impossible de produire un titre à la papa. 

 

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Il y a un mot qui me semble gênant dans la discussion, c’est UTOPIE.

Pour moi c’est plutôt une DYSTOPIE, un cauchemar basé sur des lois, des normes, des règlements, de contrôles, d’interdictions. Un étouffoir bureaucratique sans fin de la création artistique.

 

Déjà, je n’ai pas bien compris l’importance de ces certifications (disque d’or, platine). C’est juste un outil marketing pour mettre un petit logo et faire un peu de pub et booster encore plus les ventes des œuvres qui se sont déjà bien vendues.

Ok il y a un peu de manipulation, mais si c’est pas là c’est (aussi) ailleurs (achats de streams, recommandations automatiques d’artistes par des blogs gérés par des IAs, ..)  tout ça fait du buzz d’une manière ou d’une autre.

 

Définir une loi efficace et utile et adaptative, ça me semble extrêmement compliqué (sans compter qu’il y a un paquet de sujets plus urgents et importants en ce moment).

 

Pour avoir une idée de la difficulté de la tâche, voir le débat actuel sur « qu’est-ce qu’un livre ? »

 

"...Depuis des mois, le ministère de l’économie travaille avec les professionnels de l’édition pour tracer une frontière entre ce qui est un livre et ce qui ne l’est pas. Donc, ce qui doit bénéficier d’une TVA de 5,5 % seulement, afin de faciliter l’accès du public à la culture, et ce qui est imposé au taux normal de 20 %. …

A la fois produit matériel et discours, le livre ne se laisse pas définir si simplement que cela. Pour preuve, la décision que vient de rendre le Conseil d’Etat à propos des « conteuses » ou « boîtes à histoires » – de petites enceintes audio qui diffusent contes et récits pour enfants et ont le vent en poupe. Le ministère y voyait avant tout des jouets, relevant de la TVA normale. Mais, le 16 juillet, le juge a donné raison au pionnier de ce marché, Lunii. Pour le Conseil d’Etat, l’offre de cette société « doit être regardée comme portant sur l’achat de livres audio pour enfants, dont l’enceinte constitue seulement le “support physique” ». Ce qui implique de taxer les conteuses à 5,5 % seulement, comme les livres papier, audio ou numériques classiques.

…"

(extrait d’un article payant du Monde : https://www.lemonde.fr/politique/article/2026/07/30/qu-est-ce-qu-un-livre-le-ministere-de-l-economie-consulte-les-francais-pour-ajuster-la-tva_6737040_823448.html )

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Il y a 2 heures, causette a dit :

C’est utopiste, tu peux pas empêcher les gens de s’enregistrer chez eux et mettre leurs titres en ligne. Faire valider ça par un pro de l’enregistrement ne rendra pas la qualité meilleure. Ça ne ferait qu’engraisser des pseudos ingés son trop contents de voir débouler tous les prétendants artistes quémendant un tampon ”fait maison”. Et resterait à définir qui est réellement ”pro de l’enregistrement”, le petit jeune qui sort de l’école ou celui détenant x grammy

Et puis,  bon nombre de musiciens dans le monde et depuis peu quelques uns en France produisent chez eux allant même jusqu’au mixage même si un excellent ingé son est un plus mais  coûteux. Vu ce que rapportent les streams, c’est devenu impossible de produire un titre à la papa. 

 

Je crois que tu n'as pas du tout compris. Je parle de vérifier le process artistique (human vs. IA), pas la valeur subjective du résultat. Ce ne serait certainement pas une Star Ac' de la validation professionnelle car n'importe quel pro du son diplômé serait capable d'effectuer la vérif. Il y aurait de surcroît une dimension formatrice dans le process. Des conseils seraient prodigués pour ceux qui le souhaitent à l'issue du contrôle, leur permettant de retenter leur chance en cas d'échec. Ma réflexion tient pour aider les artistes à leur donner une crédibilité d'âme artistique, pas pour dire qu'ils ne savent pas y faire techniquement parlant.

Sur le terrain pro actuel, les ingénieurs du son disparaissent, le métier est complètement sacrifié au profit justement du self-made. On le voit partout, tout ce que fait le numérique depuis une dizaine d'années va à l'encontre de l'humain, et la pauvreté s'installe durablement à cause de ce remplacement. Conséquence directe : chômage et absence de travail rémunéré. Non seulement les jobs disparaissent mais en plus la personne seule qui croit se débrouiller fait n'importe quoi à plus de 90% des cas. Donc là je ne vois pas en quoi ma solution dérange si ce n'est l'aspect purement pécuniaire. Sachant qu'un coup de pouce de la part de l'Etat permettrait aux débutants de bénéficier d'une aide pour se lancer dans l'aventure. Au passage, c'est le rôle du Ministère de la Culture qui répond absent partout où il devrait œuvrer en ce moment. Certains gouvernements ont supprimé ce ministère, ils ont l'avantage (et le seul) de ne pas jouer les hypocrites.

Je ne vois pas en l'occurence en quoi les pros de l'enregistrement interagiraient négativement dans le process. Cette vérification n'étant pas un obstacle mais plutôt une opportunité de challenge permettant aux aspirants de se surpasser et donc de proposer plus de qualité. Car il me semble que l'humain est nettement plus capable de créer que la machine qui ne fait que ré-alimenter ce qui existe déjà. Se nourrissant uniquement de tout ce qui a déjà été fait, comment veux-tu créer quoi que ce soit d'original à l'aide d'un outil pareil ?

 

Dans ma vision, quelqu'un qui bidouille dans son coin avec ou sans IA et propose sa musique en ligne est toujours ouvert à le faire mais il ne gagnera jamais sa vie avec. Logique implacable et déjà explicitée précédemment.

 

Je veux bien que tu trouves une meilleure solution, l'échange est toujours instructif. Je crois avoir déjà suffisamment tergiversé à ce propos pour en arriver à ma conclusion. Elle me semble toujours aussi juste. Si toi ou d'autres qui passez par le topic voyez des contre-arguments intéressants, libre à vous. L'échange avec moi est toujours open.

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il y a une heure, Derviche333 a dit :

Il y a un mot qui me semble gênant dans la discussion, c’est UTOPIE.

Pour moi c’est plutôt une DYSTOPIE, un cauchemar basé sur des lois, des normes, des règlements, de contrôles, d’interdictions. Un étouffoir bureaucratique sans fin de la création artistique.

 

Déjà, je n’ai pas bien compris l’importance de ces certifications (disque d’or, platine). C’est juste un outil marketing pour mettre un petit logo et faire un peu de pub et booster encore plus les ventes des œuvres qui se sont déjà bien vendues.

Ok il y a un peu de manipulation, mais si c’est pas là c’est (aussi) ailleurs (achats de streams, recommandations automatiques d’artistes par des blogs gérés par des IAs, ..)  tout ça fait du buzz d’une manière ou d’une autre.

 

Définir une loi efficace et utile et adaptative, ça me semble extrêmement compliqué (sans compter qu’il y a un paquet de sujets plus urgents et importants en ce moment).

 

Nous vivons en effet aujourd'hui cette dystopie dans laquelle tout est régi par des lois qui empêchent les gens de travailler et même de vivre. L'utopie en revanche n'existe que si on théorise une nouvelle idée qui n'a quasiment aucune chance d'aboutir concrètement.

 

Il faut d'abord et toujours se poser la question de savoir si on veut pouvoir vivre de son art ou non. Question philosophique que personne n'appréhende de la même manière.

 

Perso, j'essaye de sauver à la fois le côté rémunérateur et l'honnêteté de la démarche et seule une réglementation d'accessibilité à la rémunération au niveau du process créatif serait viable. Il est évident que si la musique est purement appréhendée telle une distraction pure y compris pour les créateurs et musiciens, le débat s'arrête là et la liberté reste entière dans tous les cas de figure, même sur l'IA. Après tout, on s'en fiche de savoir de quelle manière le son a été conçu puisqu'on en profite librement et gratuitement.

 

Tout est question de valeur que l'on veut bien attribuer à une œuvre, récepteurs et émetteurs confondus.

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il y a une heure, djcharly a dit :

Tu sembles détester les pros de l'enregistrement 

C’est tout l’inverse ! Je souligne d’ailleurs qu’un titre mixé par un très bon  ingé son sera meilleur qu’un titre mixé par un musicien même très bon. C’est au contraire très confortable d’enregistrer en studio un basse batterie, de faire venir des cordes mais cela a un coût. Quand tu es indé, c’est trop lourd financièrement donc les seuls qui sortent de la musique et pas de pauvres sons, ce sont les musiciens qui jouent, arrangent, produisent, composent, qui savent trier et exporter 200 pistes à l’ingé son.  Le risque,  c’est que ça ne passionne que les autres musiciens qui se disent ”c’est super produit” . Tenter d’interdire l’IA OK mais ça réglera pas le problème du trop grand nombre de titres déposés sur les plateformes de streaming. Avant c’était simple, t’envoyais une maquette aux majors, elle terminait à la poubelle et seule une poignée d’artistes était produite. Cruel mais moins que maintenant. 

Les studios galèrent, les inges son galèrent c’est vrai mais la faute aux labels qui limitent les frais. 

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Le 06/08/2026 à 13:23, causette a dit :

C’est tout l’inverse !

 

C'était l'impression que j'avais en première lecture puis je me suis ravisé en retirant ce début de phrase avant que tu ne répondes. Désolé pour la confusion du coup. Je suis aussi d'accord à 100% sur ce dont tu parles concernant les ingénieurs et autres chefs opérateurs. Ce sont des métiers importants qui se doivent d'être bien plus valorisés qu'ils ne le sont.
 

Le 06/08/2026 à 13:23, causette a dit :

Tenter d’interdire l’IA OK mais ça réglera pas le problème du trop grand nombre de titres déposés sur les plateformes de streaming. Avant c’était simple, t’envoyais une maquette aux majors, elle terminait à la poubelle et seule une poignée d’artistes était produite. Cruel mais moins que maintenant. 

Les studios galèrent, les inges son galèrent c’est vrai mais la faute aux labels qui limitent les frais. 

 

Dans ma vision des choses, il me semble que le fait même que l'IA arrive sur les plateformes gratuitement en découragera bien plus d'un car je mise (et je me trompe très rarement dans ces spéculations là) sur le chiffre de 99,9% de volonté de rémunération dans ces pseudo-artistes de l'IA. Ces gens-là rentrent dans les programmes d'escrocs qui vantent les mérites de tel ou tel moyen de gagner du fric rapidement par le web. Le gratuit n'intéresse quasiment aucun de ces "créateurs". J'ai déjà parlé de ça dans un post précédent, relis bien !

 

De toute façon, passé l'étape de la validation, les nouveaux arrivants n'auraient aucune obligation de faire carrière en studio. Ce n'est que dans le cas où ils généreraient assez de revenus et même dans ce cas, aucune obligation.

Les indépendants ont leurs propres fonds de soutien sur le web, moyens financiers qui n'existaient pas 20 ans en arrière et réussissent à signer chez des boîtes indépendantes. Les contrats ne sont certes pas juteux. Mais si tu relis tout ce que j'ai écrit, tu verras que tout y est et qu'in fine, rien d'autre que ce que je propose permettrait de renverser la crise. Aide de l'état conséquente pour les nouveaux artistes sur la validation anti-IA, sur tous les frais de lancement couvrant aussi le marketing. Il est évident que tous les médias doivent s'y mettre sur la communication, pas que Youtube et autres médias éparpillés. Besoin de couverture plus importante dans la capacité à faire son choix en tant que passionné d'écoute et donc multiplication en visibilité pour les artistes émergents ayant signé quelque part (ou pas d'ailleurs).

Cette dynamique-là n'existe plus. Il suffirait de la relancer et tout le business repart. Les indés ayant franchi le cap de la validation anti-IA et de la signature se voyant diffusés un peu partout, ne serait-ce qu'une seule fois : parrainages, repérages, 1ères parties, playlists, TVs, radios, articles..., les majors seraient plus à l'affût et le succès se ferait pour des gens totalement inconnus n'ayant pas d'origine toute tracée comme aujourd'hui.

 

Il faut aujourd'hui à la fois re-professionnaliser et médiatiser sans surexposer. Et c'est tout le contraire qui se passe.

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